Through The Wall
NeoDB Apple Music
résumé
« Si vous aviez saisi qui j’étais à l’époque, vous auriez compris qu’il n’y avait déjà aucune case pour moi », raconte Rochelle Jordan dans un mini-documentaire consacré à son album <i>Through the Wall</i>. Depuis ses débuts en 2011, l’artiste britanno-canadienne installée à Los Angeles s’impose avec un style unique, une fusion à la fois rétro et futuriste de R&B et de pop des années 1990, de hip-hop, de soul et de musique électronique. La passion pour ce dernier genre lui vient de l’enfance, quand son grand frère faisait jouer à plein volume du jungle, du drum’n’bass, du UK garage ou du house — bref, tout l’univers du dance — dont les rythmes traversaient les murs jusqu’à sa chambre.
Le titre de l’album fait écho à ces expériences formatrices, mais revêt aussi une dimension spirituelle. L’un des plus grands défis rencontrés par Jordan dans sa carrière était interne : le syndrome de l’imposteur. En surmontant ces obstacles mentaux et en embrassant sa puissance, <i>Through the Wall</i> a trouvé son fondement. Réalisé principalement par son fidèle collaborateur KLSH (et aussi Byron the Aquarius, Terry Hunter et DāM FunK), <i>Through the Wall</i> pulse comme une boîte de nuit, avec des grooves de house luxueux capables de faire danser les foules jusqu’au lever du soleil.
Ce sentiment grisant de liberté s’incarne dans des pièces comme « Sweet Sensation » et « Close 2 Me », qui rayonnent de l’exubérance de l’instant présent, que ce soit lors de sorties avec des proches ou lors d’un moment intime avec une personne aimée. En adoptant un débit entre le chant et le rap, Jordan s’amuse à briller de mille feux sur « Ladida » et « Around », avec une assurance assumée, comme si elle portait des vêtements signés Versace de la tête aux pieds, une marque qu’elle cite d’ailleurs. Même après des séparations (« Sum », « Get It Off »), elle continue de s’épanouir, d’afficher son style et de hanter encore l’esprit de ses ex.
<i>Through the Wall</i> prend aussi le temps de réfléchir. Dans « Eyes Shut », Jordan observe les luttes de son entourage, interroge les liens dans un monde numérique et cherche un sens plus profond. « Got dopamine and can’t feel my soul/I just feel like there’s something more » [librement : j’ai de la dopamine, mais je ne sens pas mon âme/j’ai juste l’impression qu’il y a quelque chose de plus], clame-t-elle. Mais la pièce-titre (« TTW ») affirme sa résilience : « When you really wanna push through, okay/Let them say what they want to/Bussin’ through the wall » [librement : quand tu veux vraiment avancer, d’accord/laisse-les dire ce qu’ils veulent/défonce le mur].
tracks
Grace
Ladida
Sum
The Boy
Doing It Too
Never Enough
Words 2 Say
Bite The Bait
On 2 Something
TTW
Crave
Get It Off
Sweet Sensation
Eyes Shut
Close 2 Me
I'm Your Muse
Around